© Bernard Peyrichou 

 
 

NOUVEL ALBUM

BUENOS AIRES 72

SORTIE 2018

« Marina Cedro, Buenos Aires 72. C’est bien plus qu’une identité. C’est l’histoire d’une vie entière pour celle qui s’est forgée un destin sous un ciel de cendres et des silences corsetés. Buenos Aires 72, un lieu et une année de naissance (…)
« Buenos Aires 72 », ou comment parler d’amour, de cette volonté d’absolu, où la mort, l’amour, la solitude, la passion, la tendresse voisinent aimablement ? Marina Cedro chante toujours bouleversée. Au bord du précipice, elle regarde le soleil tomber par la fenêtre. Inspirée, irriguée évidemment par un tango d’aujourd’hui, elle prend cette musique transcendantale pour en faire un bouquet de souvenirs et d’anamnèses.
»
                                        

Didier Varrod, France Inter
 

 «Marina Cedro est née à Buenos-Aires, la capitale du tango et de la psychanalyse. Elle vit à Paris, elle est une feuille sur la branche. Danseuse élégante, poète en finesse, chanteuse élancée, elle se nourrit d’une sève très ancienne, celle de ce tronc solide et cosmopolite qui a construit l’Amérique Latine. Le style de Marina Cedro n’est pas pesant, ni noir, ni revendicatif. 

Il est passionné, explorateur, il tisse les cartes secrètes des coïncidences. C’est sans doute la tango-attitude la plus cool qui soit, croisement de la rigueur artistique et du droit à la paresse sans quoi la création s’étiole.»

Véronique Mortaigne, Le Monde 

« Marina Cedro, cette magnétique argentine, est une singulière tête de proue, un entêtant personnage qui sait partager ses émotions avec son piano, ses chansons, des textes écrits et dits par elle même, et quelques incunables du tango qu’elle rhabille à sa façon, minimale et sous haute tension. Marina Cedro est plus que ça, une féline danseuse ainsi qu’une magnétique jongleuse de mots: ceux d’une poésie lunaire...et portuaire. Jusqu’au bout des touches, ce tango s’accorde au féminin, pour un voyage en forme d’odyssée poétique…» 

Rémy Kolpa Kopoul, Radio Nova

Vocals: Marina Cedro 

Keyboards, FX, backing vocals: Philippe Cohen Solal

Bandoneon: Pablo Gignoli, Lysandre Donoso, Sebastien Innocenti

Horns & winds: Michel Schick

Guitar: Alejandro Schwarz

Viola de gamba: Patricio Tasisto

Programing: Babylotion

Recorded & mixed by Marc Damblé @ Substudioz, Paris

Produced by Philippe Cohen Solal

Photo: Bernard Peyrichou

Artwork: Gérard Lo Monaco & Katie Fechtmann

All tracks written & composed by Marina Cedro & Philippe Cohen Solal. Except Puse un hechizo en vos /I put a spell on you written by Jay Hawkins © EMI Unart Catalog Inc. Courtesy of EMI Catalogue Partnership France. Rara/ Creep lyrics and music by Thomas Yorke, Edward O’Brien, Collin Greenwood, Jonathan 
Greenwood, Philip Selway, Albert Hammond, Mike Hazelwood
© Warner/Chapell Music Ltd and Rondor Music Ltd /
La noche de los lápices written by Mike Ladd, Marina Cedro & Philippe Cohen Solal / Las flores written and produced by Marina Cedro & Brian Reaver / Lunar Lord written by Marina Cedro and produced by Jean-Philippe Verdin includes an excerpt of a poem written & read by Patti Smith at St Mark’s Church, NYC 1972

MUSIQUE

SINGLE ÉTRANGE, ÉTRANGER  FEAT. ART MENGO

« «Étrange étranger» c’est aussi la condition de celle qui fut étrangère dans son propre pays dirigé par la junte militaire. «Étrange étranger», c’est moi, c’est vous, et c’est nous, lorsque la tuerie des attentats de Charlie Hebdo a saigné notre démocratie. La voix du toulousain Art Mengo est celle d’un ange gardien et Marina l’enchante en vigie comme une sentinelle de l’amour. »

Didier Varrod, France Inter
 

SINGLE RARA

(CREEP de Radiohead)

« Le premier single extrait de l'album est une reprise du hit mondial de 1993 du groupe Radiohead, Creep. Interrogée sur ce choix étonnant, Marina Cedro explique qu'elle s'est identifiée au tube de Thom Yorke parce que dans sa vie de fugitive, de clandestine, d'étrangère en terre étrangère, elle s'est souvent sentie «Creep», «Weird», bizarre, décalée.

Sa version alt-tango de cet hymne global à l'adolescence en modifie le sens (de la même façon qu'ailleurs dans l'album, elle transforme le délire éthylique du I Put A Spell On you de Screamin' Jay Hawkins en puissante complainte amoureuse féminine) et lui apporte une densité, une profondeur inédite.»

Jean Luc Fromental, auteur, scénariste et éditeur

TOURNÉE

2019

«Un concert-concept mêlant la danse, le cinéma, les instruments et les voix… Un album poétique, polyphonique, politique, fusionnant des saveurs très personnelle de la pop et du tango… L’avènement de Marina Cedro, chanteuse, musicienne et song-writer, qui explore ses souvenirs d’exilée argentine.»

Jean Luc Fromental, auteur, scénariste et éditeur

© Patricio Tassisto 

VIDÉOS

Clip BUENOS AIRES 1972 
Clip LA NUEVA MARCHA 
 
 
 

BIO

© Tony Frank 

Marina Cedro par Didier Varrod, France Inter

« Une femme derrière sa fenêtre fixe un point vers l’infini. Ses yeux piscine regardent l’avenir. Inquiète ? Non, plutôt foncièrement déterminée. Son regard est une arme de séduction massive qu’elle met au service d’une volonté rarement fréquentée. Marina Cedro, Buenos Aires 72. C’est bien plus qu’une identité. C’est l’histoire d’une vie entière pour celle qui s’est forgée un destin sous un ciel de cendres et des silences corsetés. Buenos Aires 72, un lieu et une année de naissance. Un chiffre surtout. Marina Cedro aime les chiffres et les lettres. Enfant elle était fascinée par Pythagore, et pas seulement par son théorème… Un réformateur philosophe et mathématicien ouvrira son esprit de petite fille à la poésie, la musique et aux mystères des planètes.

 

Une maman visionnaire et avant gardiste, cela peut changer le cours d’une vie. Marina fréquente l’opéra dès l’âge de 6 ans, se met au piano et à la guitare, puis elle passera beaucoup de temps au théâtre General San Martin de Buenos Aires, véritable lieu de contre-culture et de résistance dans lequel elle réalise l’importance de l’acte créatif comme témoignage d’un idéal politique. Elle n’est pas en âge de lever le poing mais elle comprend le poids de la dictature qui disperse le poison de la peur, du non-dit et de la résignation pour certains. Alors Marina consciemment chante pour s’inventer un nouveau monde : parallèle et libre. Indisciplinée, rebelle, elle apprend d’abord à se tenir droite en dansant le tango. Comme toutes les jeunes filles indomptables de l’Argentine. Mais elle chante aussi Madonna, Sheryl Crow, Alanis Morissette, parce que la pop offre des ailes à celles qui veulent s’envoler.

 

La dictature argentine achevée, le poids de l’histoire reste. Et Marina, porteuse d’une mémoire blessée, s’entête à vouloir chanter le monde dans lequel elle vit. De petits boulots en rencontres très romanesques, son désir de partir loin va malgré tout se construire peu à peu. 2001, juste avant la grande crise argentine « Banques, voleurs, rendez-nous nos dollars ! » est le dernier refrain du peuple qu’elle intègre avant de partir pour Londres avec sa guitare. Puis l’Espagne, l’Allemagne et enfin la France. C’est ici qu’elle fait la rencontre déterminante et fondatrice avec l’irremplaçable « connexionneur » Remy Kolpa Kopoul qui de Radio Nova la conduit jusqu’à Philippe Cohen Solal, le géniteur de la fabuleuse aventure artistique Gotan Project. Marina lui prête sa voix pour une chanson de la B.O du film de Tony Marshall « Tu veux ou tu veux-pas ? ». Puis après un voyage au Japon, elle propose à Philippe de travailler avec elle pour finalement co écrire l’histoire de sa vie : « Buenos Aires 72 », ou comment parler d’amour, de cette volonté d’absolu, où la mort, l’amour, la solitude, la passion, la tendresse voisinent aimablement ?

 

Marina Cedro chante toujours bouleversée. Au bord du précipice, elle regarde le soleil tomber par la fenêtre. Inspirée, irriguée évidemment par un tango d’aujourd’hui, elle prend cette musique transcendantale pour en faire un bouquet de souvenirs et d’anamnèses. « La noche de los lapices » raconte ainsi la nuit des crayons, cette odieuse répression militaire sous la dictature argentine pour faire taire des étudiants qui n’aspiraient qu’à la gratuité des transports. Marina associe le rappeur Mike Ladd à ce devoir de mémoire abrasif.

 

Et nous démontre qu’elle est aussi une jusqu’au boutiste du sentiment. « La nueva marcha » est aussi une chanson liée à la dictature, histoire d’amour contrariée par une chape de plomb politique. Un homme et une femme vont s’aimer sans chabadababda. Lui est persécuté. Elle veut partir pour se sauver. Elle finira par partir sans lui. Elle fait sa neuvième marche, métaphore à peine fictionnée de ce que Marina a vécu.

 

« Étrange étranger » c’est aussi la condition de celle qui fut étrangère dans son propre pays dirigé par la junte militaire. « Étrange étranger », c’est moi, c’est vous, et c’est nous, lorsque la tuerie des attentats de Charlie Hebdo a saigné notre démocratie. La voix du toulousain Art Mengo est celle d’un ange gardien et Marina l’enchante en vigie comme une sentinelle de l’amour.

De la société qui souffre aux coeurs qui saignent, Marina chante « Amor secreto », littéralement « amour secrète », le temps d’un espace indécent, une nuit à New York. Entre deux femmes. Parce que pour Marina, la sororité est importante.

 

Dans son panthéon intime les figures de Laurie Andersson, Björk et Patti Smith fleurissent comme des fées protectrices. Elle le prouve aussi dans la chanson qui clôture l’album « Lunar Lord » où elle sample Patti Smith en 1972, récitante de ce poème magnifique. Marina le confesse fébrile : « je voulais finir main dans la main, avec une femme qui s’est battue toute la vie avec la poésie ».

Marina voix de feu porte ainsi la voix de toutes les femmes qui ne veulent rien céder. Avec ses mots, et la grâce de celle qui malgré sa hardiesse très apparente reconnait qu’elle a longtemps été pudique « te lo dije en otra cancion ».

 

C’est la poésie qui lui a sauvé la vie. Elle le sait, elle le chante dans « El cuento », où elle se raconte comme au premier jour : « j’ai passé mes nuits à marcher, seule dans les bars, les cafés littéraires, puis à écrire pour mieux affronter les deuils, les séparations. Quand j’ai quitté mes parents, Platon et Machiavel ont été mes meilleurs amis… » Marina femme fleur, aujourd’hui ouverte, « las flores », parle des fleurs comme le reflet de son âme. Celle d’une femme libre, libérée et fière de son parcours. Dis-moi qui tu es je te dirais d’où tu chantes… Dans ce deuxième album qui de fait est réellement celui d’un vrai commencement, elle revisite « Creep » de Radio Head » et

« I put a spell on you » de Screamin' Jay Hawkins.

 

Audacieuse. La pop revue et corrigée dans la matrice d’une latinité à la fois tragique et généreuse. Le blues et le tango comme deux musiques unies pour le meilleur de la fusion. Tout cela raconte en fait l’affirmation d’une fierté identitaire. Celle d’une femme éblouie d’être en déséquilibre stable entre ses souvenirs et son futur qu’elle dessine et chante comme une passionaria. « Nous sentons la poésie comme nous sentons la présence d'une femme » a dit un jour Jorge Luis Borges. Il se pourrait que Marina Cedro, éprise de poésie devienne une présence indispensable à notre appétit de vivre la passion. Sans modération. Avec sa détermination. Et surtout son tendre culot. 

 Didier Varrod, France Inter
 

PRESSE•RADIO•TV

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 «Clics Tangueros»  Invitée de Gabriel Cócaro, Buenos Aires, Argentine

« Marina Cedro illumine une œuvre intense, émouvante, sensuelle, surtout envoutante et effronté, qui jette des ponts entre divers genres musicaux. Ces éléments forment l'identité du tango des XXI siècle.»

Gabriel Cócaro

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«Grand Soir» Invitée de Agnès Bonfillon

«Foule Sentimentale» Invitée de Didier Varrod 

«Néo Géo» Invitée de Bintou Simporé 

PLAYLIST

« Songwriter, pianiste et chanteuse, adepte d’un minimalisme qui n’empêche pas la véhémence, elle distille l’esprit du tango porteño d’un voix grave et mate, entre chant, récit et chuchotement pour mieux laisser parler la poésie des mots »  

« Tristesse et passion, espoirs et regrets, exil des âmes en rade et corps, à corps sans retour, c’est dans l’intimité d’un piano, d’un violon, ou d’un bandonéon que Marina Cedro, chanteuse, musicienne et compositrice, mais aussi poétesse et danseuse, habille ses langueurs de tangos émaciés, si dépouillés de toute joliesse qu’il n’en reste qu’une chair brute, une émotion vive, presque douloureuse à recevoir. »

« Cas de figure insolite, Marina Cedro est à la fois chanteuse et danseuse de tango. Mais ses chansons à elle ne sont pas du genre à faire tournoyer les couples. Marina Cedro s’inspire de ses années d’exil entre l’Espagne et la France, et investit ses mots avec une emphase et une densité dramatique qui évoquent la grande Susana Rinaldi, dont elle est la digne héritière. »

François-Xavier Gomez 

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